Johannes Meyer, étudiant en échange, a terminé son semestre à l’Université de Montréal. Il décrit son expérience au Canada pour SiAllemand. 

Une chose était claire quand j’ai commencé mon baccalauréat en physique à la Technische Universität Berlin : je voulais faire un séjour à l’étranger. Ainsi, non seulement on peut apprendre une nouvelle langue, mais aussi obtenir un nouveau point de vue académique et élargir son horizon personnel. Comme le français était ma langue de choix, j’avais trois options : étudier en France, en Suisse ou au Canada.

L’ouverture d’esprit de la société canadienne et le paysage époustouflant m’ont rapidement convaincu de rester au Canada pour la troisième année de mon baccalauréat.

Mon arrivée à Montréal a été très agréable et les Québécois m’ont aidé à m’adapter à mon nouvel environnement. Les douaniers et fonctionnaires canadiens étaient toujours gentils aux bureaux gouvernementaux et partout ailleurs au moment de m’aider avec les formalités, même si mon français n’était pas si bon. Montréal est aussi  un lieu incontournable l’été – il y a beaucoup de festivals et tout le monde est dans les rues! En outre, il y avait des choses que l’on ne retrouve pas à Berlin : il y a le centre-ville avec beaucoup de gratte-ciels où les gens travaillent dans des cafés.

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À mesure que mes études avançaient, j’ai été rapidement entraîné dans la communauté de l’Université de Montréal. Mes collègues m’ont montré de la vraie « canadicité » et étaient très accueillants. Ils m’ont rapidement intégré, ainsi que les autres étudiants internationaux. Les gens ici sont plus impliqués à l’université, que ce soit dans le café étudiant ou dans les nombreuses associations étudiantes. J’ai aussi pris un quart de travail au café étudiant « La Planck », ce qui était une bonne façon de redonner quelque chose à la communauté de la physique de l’Université de Montréal et je suis allé aux événements sportifs hebdomadaires.

Le travail d’équipe était également nécessaire pour la charge de travail élevée que nous avions à l’université. Étudier ici est plus intense qu’en Allemagne : il y a toujours beaucoup de devoirs à faire, beaucoup de rapports à écrire et beaucoup d’étude. Mais comme j’avais la liberté de choisir mes cours en fonction de mes intérêts, je me suis bien amusé et j’ai beaucoup appris. En particulier, un professeur formidable m’a appris à quoi ressemble un bon enseignement  –  ce qui signifie, par contre, que mes standards en ce qui concerne l’enseignement sont maintenant vraiment élevés. Par ailleurs, tous les professeurs ont fait un bon travail et étaient toujours gentils, amicaux et préoccupés du succès des étudiants!

Ce qui me manquera à mon retour à Berlin ne sont pas seulement les nouveaux amis que je me suis faits ici à Montréal, mais aussi l’environnement stimulant et agréable à l’université, la gentillesse générale des gens et le fait qu’on fait la file pour le bus. La ville de Montréal elle-même est également difficile à laisser derrière. C’est un endroit très agréable et vibrant, plein de gens hospitaliers. Des gens hospitaliers avec un accent drôle (Québec, je t’adore!).

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J’étais très étonné de voir combien de Canadiens parlaient l’allemand ou du moins faisaient un effort de l’apprendre. Je ne m’attendais pas à une telle appréciation. Certains de mes collègues se sont rendus en Allemagne, surtout avec l’initiative DAAD RISE, qui permet aux étudiants de faire des stages. Mais l’Allemagne n’est pas seulement une destination digne d’une visite lorsque vous parlez la langue – on peut bien se faire comprendre avec l’anglais puisque la plupart des Allemands le parle, d’autant plus dans le milieu universitaire. L’Allemagne compte beaucoup d’institutions académiques fortes et elle est un endroit abordable où vivre – et vous avez l’histoire vivante à chaque coin. Cela vaut certainement ton attention si tu as l’intention de faire un doctorat!

Un grand merci à l’Université de Montréal, à la Technische Universität Berlin et au programme TASSEP qui m’a donné la possibilité de faire cet échange mémorable.


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